L’environnement en Île-de-France

Je suis toujours assez émerveillé par les travaux que fourni l’Institut d’Aménagement et d’Urbanisme d’Ile-de-France. Dossiers riches et diversifiés, études profondes et actuelles sont publiés un à un pour notre plus grand plaisir. C’est ainsi qu’en janvier 2013 est paru un Mémento de l’environnement francilien et je me permets de vous en faire l’apologie.

L’actualisation partielle 2012 du Mémento de l’environnement en Île-de-France propose la mise à jour d’une quinzaine de thématiques du Mémento 2011. Ce travail d’actualisation, réalisé dans le cadre partenarial initial, présente aux lecteurs les dernières données disponibles à ce jour. Lire la suite

L’usine poison d’Aulnay

Jusqu’en 2009, ses murs de brique ourlés d’herbes folles se dressaient encore, à l’abandon, entre un pavillon et l’ancien cimetière d’Aulnay. Depuis, l’usine d’amiante du Comptoir des minéraux et matières premières (CMMP), surnommée l’« usine poison », a disparu, au terme de longs travaux de dépollution-démolition.

Parce qu’écologiste et aulnaysien, j’ai fortement soutenu cette démarche. C’est en 2008 que j’ai commencé à initier ce projet de dépollution en tant qu’adjoint à l’environnement de la ville d’Aulnay-sous-Bois. Puis, dans le cadre de ma délégation à l’Aménagement du territoire à la Région Ile-de-France, j’ai obtenu du Conseil Régional, une subvention de 2 millions d’euros. Cette somme a servi a une dépollution plus sécurisée de l’usine d’amiante, notamment par le biais de sa mise sous bulle, mais aussi à une dépollution plus exigeante des sols. Aujourd’hui et comme le relate Le Parisien ci-après, une étude préconise de retrouver les 40 000 personnes qui ont vécu, depuis 1938, à proximité de l’usine d’amiante d’Aulnay. J’encourage également cette opération. Enfin, vous trouverez  ci-dessous, le communiqué de presse du collectif des riverains et victimes du CMMP et d’autres associations : « Un dispositif de santé publique peut et doit être mis en place autour de l’ancienne usine d’amiante d’Aulnay-sous-Bois (CMMP) ».

<br />Aulnay-sous-Bois, juin 2008. Voici l’usine d’amiante du Comptoir des minéraux et matières premières (CMMP), située à côté de l’ancien cimetière, avant sa démolition. Salariés et leurs familles, habitants du quartier, écoliers… Ils sont des dizaines de milliers susceptibles d’avoir respiré des fibres d’amiante entre 1938 et 1975. </p><p>

Le chantier se termine à peine qu’un autre pourrait commencer sous la forme d’une gigantesque enquête. L’objectif : retrouver les dizaines de milliers de personnes ayant vécu, travaillé, étudié à proximité de cette usine implantée en pleine ville. Une étude inédite, commandée par l’agence régionale de santé et tout juste publiée, propose des pistes pour retrouver la population exposée aux poussières émanant de ce site qui broya de l’amiante de 1938 à 1975 et continua à en stocker jusqu’à sa fermeture en 1991. Lire la suite

Le bio partout, grâce au développement de filières courtes

Ci-dessous un article du quotidien Métro en appui aux filières courtes que met en avant le schéma Ile-de-France 2030. A côté du GAB Ile-de-France, l’association Terre de Liens Ile-de-France mène également ce combat de sauvegarde des terres agricoles franciliennes.

La fameuse PAC (politique agricole commune mise en place à l’échelle européenne) va être révisée, comme le Plan Bio État-Région 20009-2013. Conséquence : la Région a défini un premier axe pour accompagner les exploitations vers le développement de pratiques respectueuses de l’environnement. « En Île-de-France, de nombreux néo-ruraux ne sont pas issus du milieu agricole, dévoile angélique Piteau, responsable communication, observatoire et partenariats associatifs du GAB Île-de-France. de plus, l’agriculture biologique nécessite de s’adapter aux sols, aux plants. elle est très technique. Il faut dons accompagner ces professionnels ». Deuxième axe : relocaliser la production et développer les circuits courts, grâce aux approvisionnements de la restauration collective, la structuration de filières franciliennes et d’une demande locale appuyée. dans cette logique, un autre acteur est devenu incontournable : l’Association pour le maintien de l’agriculture paysanne, plus connue sous le nom d’Amap. Ce réseau, soutenu par la Région, se fonde sur un partenariat direct paysan-consommateur et connaît un certain succès : 260 groupes l’ont intégré depuis sa création en 2003. « 67% des exploitations biologiques franciliennes qui vendent en direct, commercialisent leurs produits en Amap », précise angélique Piteau. Le Fife programme d’ailleurs plusieurs films sur les Amap et les circuits courts, tous réunis au sein d’un même programme « Consommer autrement », les 25 et 26 février au Cinéma des Cinéastes. dernier axe de soutien, mis en exergue dans le cadre du schéma directeur de la Région Île-de-France (Sdrif), et qui entre directement dans les compétences de la Région : préserver les espaces agricoles et leurs fonctionnalités. Pour que l’agriculture biologique s’inscrive durablement dans le paysage urbain et périurbains.

La marche vers la conversion écologique et sociale de l’Ile-de-France

Les éluEs EELV se réjouissent de la création de la Société d’économie mixte « Energies Posit’if », qui sera présidée par Hélène Gassin, Vice-présidente en charge de l’énergie et de l’environnement. Ce nouveau service public sera dédié à l’efficacité énergétique et au développement des énergies renouvelables. Un article de la revue Environnement Magazine nous rappelle le rôle de cette instance décidée en Novembre dernier.

La Région Île-de-France lance sa Société d’économie mixte « Énergies Posit’If ». Opérationnelle début février, cette structure innovante servira de catalyseur au marché francilien des renouvelables et de la rénovation thermique. Retour sur l’interview qu’accordait en novembre dernier à la rédaction d’Environnement Magazine, la vice-présidente du conseil régional, Hélène Gassin. Lire la suite

Les parcs naturels en quête d’un développement durable

Dans lAlternative Économique de novembre, un dossier intéressant relatif aux parcs naturel régionaux… mes pêchés mignons. Le journaliste y montre un des rôles primordiaux des parcs qu’est l’alliance au sein d’un territoire et pour ses habitants, du développement économique et social avec la préservation du patrimoine naturel. En Ile-de-France, 4 parcs accomplissent cette mission entre expérimentation et préservation du patrimoine naturel, architectural et culturel : le Vexin Français en direction de la Picardie et de la Normandie, Oise-Pays-de-France en coopération avec le département picard de l’Oise, le Gâtinais Français au sud du territoire régional et celui de la Haute Vallée de Chevreuse dans son sud-ouest. Deux autres parcs sont actuellement en projet : le Bocage Gâtinais en coopération avec les régions Centre et Bourgogne et Brie et Deux Morin à l’est de l’Ile-de-France.

Comment mettre l’activité économique au service de tous et l’inscrire dans une dynamique soutenable ? Comment redonner aux habitants d’un territoire le sentiment qu’ils maîtrisent leur avenir ? C’est le défi que s’efforcent de relever, à leur niveau, les 48 parcs naturels régionaux. Ces structures, qui rassemblent des espaces à dominante rurale dotés d’une grande valeur patrimoniale mais souvent fragiles économiquement, abritent aussi plus de 3,5 millions d’habitants. Lire la suite

Notre-Dame-des-Landes : de l’utilité de la crise de l’UMP pour le Gouvernement

Illustration du dessinateur Aurel pour Politis ce jeudi 29 novembre. On pourrait aussi bien nommer ce dessin :  » quand le chat n’est pas là, les souris dansent » ou encore  » les médias font la pluie et le beau temps » et conclure sur  » l’avenir d’un groupe politique et a priori plus important que l’avenir de notre environnement, nos finances et notre aménagement « .

Ne pas brader la protection de la nature à tous les niveaux

Étonné des directions que prennent les politiques de protection de la nature et de certaines prises de position “étonnantes” de Conseils d’administration de Parc nationaux français, dont celui de la Vanoise, vous trouverez ci-joint la lettre ouverte d’un membre du Conseil national de la protection de la nature (CNPN), administrateur de la FRAPNA régionale.

NATIONALISONS LES PARCS NATIONAUX FRANÇAIS !

Par Raymond Faure

Membre du Conseil National de la Protection de la Nature (CNPN) depuis 30 ans et administrateur FRAPNA, Fédération Rhône-Alpes de protection de la Nature.

Le 7 Novembre 2012

« Le loup est une espèce dynamique qui va essayer de s’implanter, mais nous n’allons pas l’éradiquer avec la règlementation actuelle. C’est pourquoi nous demandons une révision de la législation nationale ». Cette déclaration suffirait à faire bondir si elle émanais d’une organisation quelconque. En vérité, ces propos sont tenus par le Président et le Directeur du Parc National des Cévennes qui demandent, au nom du Conseil d’Administration de l’établissement public « que le parc soit reconnu comme zone d’exclusion pour le loup » et réclament « des tirs de défense dans la zone cœur où ils ne sont pas autorisés aujourd’hui ». Mais le cauchemar ne s’arrête pas là, puisque les éleveurs présents au CA ont aussi abordé le sujet « des vautours qui survolent en nombre les gorges du Tarn et qu’il faut réguler », dixit le Président du même Parc National.Plus de doute, on touche le fond : au XXIe siècle, l’illettrisme écologique ravage toujours notre France profonde. Lire la suite

La région renforce la protection du poumon vert du Montguichet

Un article du Parisien de ce week-end sort de la définition généraliste du Sdrif et nous montre une de ses applications concrètes; ici sur la zone dite de Monguichet (93 et 77).

Le Montguichet. Le classement en zone non urbanisable de cette colline boisée de 160 ha a été conforté par le conseil régional la semaine dernière.

C’est l’un des hauts lieux de la biodiversité francilienne. Une colline de bois et de terres agricoles qui s’étend à la fois sur la Seine-et-Marne et la Seine-Saint-Denis. Le combat se poursuit pour la préservation du Montguichet, ce croissant de verdure de 160 ha, à cheval sur les communes de Chelles, Montfermeil et Gagny. Mais la région vient de faire un pas certain vers sa sanctuarisation.

Depuis plusieurs années, les associations environnementales bataillent pour que le site naturel situé aux portes de Paris soit préservé de l’urbanisation. Une volonté partagée par la région, qui par l’intermédiaire de l’Agence des espaces verts ne cache pas son ambition d’acquérir l’intégralité du site pour en faire un sanctuaire naturel de la biodiversité, tout en prévoyant de l’ouvrir au public. Lire la suite

De grands projets inutiles…

De grands projets inutiles en France… il y en a.
A commencer bien évidemment par celui de l’aéroport de Notre-dame-des-Landes contre lequel des militants de toutes horizons se battent (parce que c’est désormais le mot juste). Jeunes, plus âgés, actifs et tous courageux, ils osent nous montrer la bêtise de ce projet aux milliards d’euros qui, à l’instar d’EuropaCity, imagination à l’éloge du luxe, de la surconsommation et du non-sens durable semblent vouloir se monter sans tenir compte des réels besoins locaux.
Vous trouverez ci-dessous deux textes. Tout d’abord le communiqué de presse du groupe EELV au Conseil régional d’Ile-de-France. Les élus, dont je fait parti, se félicitent de l’annonce du Premier Ministre du déblocage financier du projet de développement des transports collectifs franciliens. Ils donnent aussi leur voix en soutien aux opposants au projet de nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes.
La deuxième partie de cet article permet de diffuser la lettre de Patrick Warin, ancien élève de la Promotion Voltaire de l’ENA, ancien Directeur à la Caisse des Dépôts et Consignations, Professeur associé aux Universités et membre de Démocratie 2012, adressée au Président de la République, François Hollande et concernant le projet Notre-Dame-des-landes.

 

1 /   Les éluEs écologistes d’Ile-de-France se félicitent de l’annonce de Jean-Marc Ayrault du déblocage « si nécessaire » d’un milliard d’euros d’ici 2015 en fonction des besoins pour le développement des transports collectifs en Ile-de-France.

non NDDL

En attendant d’y voir plus clair sur le coût pharaonique du Grand Paris Express version Sarkozy, qui englobe les nouvelles lignes de banlieue mais aussi la ligne verte du plateau de Saclay et les liaisons rapides entre aéroports et quartiers d’affaires, c’est un signal positif fort qu’on envoie aux usagers. Il s’agira dès lors de lancer rapidement les chantiers prioritaires pour les habitants, qui attendent qu’on réponde rapidement à l’urgence de leur quotidien. Lire la suite

Sdrif : en route pour 2030 !

Projet de révision du Schéma directeur régional d’Île-de-France

Quatre ans après l’adoption par la Région du projet de 2008, deux ans après le vote de la loi Grand Paris et l’avis du Conseil d’Etat, le Schéma directeur régional d’Île-de-France (Sdrif) est à nouveau soumis au vote du Conseil régional.

Nous arrivons au bout d’un long processus de notre projet de révision du Schéma directeur régional d’Île-de-France (Sdrif). Ce ou plutôt ces documents nous donnent les lignes directrices, la philosophie et la structure de ce que sera l’architecture et l’ossature de l’Île-de-France d’ici 2030.
Je suis heureux de vous le présenter enfin et je vous laisse le découvrir via le texte ci-dessous qui vous en trace les grands principes et en cliquant ici (Exclusivité, Le projet Sdrif, sur votre droite) où vous pourrez accéder à l’ensemble du projet.

Bonne exploration dans cette transition de l’aménagement régionale!

Alain Amédro, Vice-président de l’aménagement du territoire, de la coopération interrégionale, des parcs naturels régionaux et des contrats ruraux. Lire la suite