Une politique volontariste pour inciter toujours plus de Franciliens à utiliser le vélo dans leur vie quotidienne

Commission permanente du 20 novembre 2013

 Le nombre de déplacements à vélo à Paris a doublé entre 2003 et 2008 mais ne représente encore que 3 % des déplacements. Pour accompagner cette tendance et inciter toujours plus de Franciliens à utiliser le vélo dans leur vie quotidienne, Jean-Paul HUCHON, Président de la Région Ile-de-France et Pierre SERNE, Vice-président chargé des Transports et des mobilités, ont fait voter ce jour 4,5 M€  d’aides en faveur des circulations douces.

 Pour Jean-Paul HUCHON : « Les comportements des habitants de la Région parisienne ont commencé à changer : l’usage de la voiture diminue au profit de la marche, du vélo et des transports en commun. La politique volontariste que nous menons en faveur du développement des circulations douces répond à un seul objectif : réduire de 20 % nos émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2020. ». 

 Pierre SERNE ajoute : « en rendant l’utilisation du vélo toujours plus facile, l’objectif est d’inscrire le vélo dans les déplacements quotidiens des Franciliens. Nous avons pour ambition de développer, d’ici à 2020, un réseau régional d’itinéraires cyclables d’environ 3500 km ».

 1,1 M€ consacrés à la construction d’une passerelle permettant de franchir la Seine entre le centre ville de Port-Marly et l’île de la Loge. Ce projet permettra d’assurer une continuité cyclable le long de la Seine entre les communes de Louveciennes et Bougival (78) tout en évitant l’axe du quai Conti, très fréquenté par les voitures.

900 000 € consacrés à la création d’une piste cyclable entre le centre-ville et la gare d’Argenteuil (95) afin de faciliter l’accès à la gare en vélo. Des aménagements de voirie (zones 30) sont également prévus pour sécuriser la pratique du vélo en favorisant la réduction de la vitesse des véhicules.

815 000 € consacrés à l’aménagement d’une passerelle cyclable sur le barrage des Vives Eaux. Situé entre les communes de Boissise-la-Bertrade et de Boissise-le-Roi (77), la passerelle pourra servir de points de passage entre les deux rives dans le cadre d’une pratique loisir du vélo mais également pour des déplacements quotidiens (la gare de Boissise-le-Roi desservie par le RER D est située à 15 minutes). Horizon de mise en service prévisionnelle du projet : 2018.

223 000 € consacrés à l’aménagement d’une voie verte de 1,3 km en lieu et place d’une ancienne ligne de chemin de fer, dite voie Lambert, qui traverse le territoire des communes de Villeparisis (77) Tremblay en France (93) et Vaujours (93). La voie verte sera située entre la RD 44 et le Canal de l’Ourcq, elle traversera les quartiers urbains des villes concernées avant de relier les pistes cyclables existantes le long du Canal de l’Ourcq.

Pour mémoire

          En Ile-de-France 715 000 déplacements par jour sont réalisés en vélo (sur une partie ou la totalité du trajet).

 

          Les Franciliens sont très bien équipés en vélo : la région Ile-de-France compte dix fois plus de vélos que de deux-roues motorisés (5,3 millions de vélos personnels contre 500 000 deux-roues motorisés).

          En moyenne, les déplacements à vélo ont une portée de 2 km.

          Le vélo représente 2% des déplacements des franciliens, 87% des déplacements restent motorisés.

Pour plus d’informations : http://www.omnil.fr/IMG/pdf/egt2010_velo_bd-2.pdf

L’usine poison d’Aulnay

Jusqu’en 2009, ses murs de brique ourlés d’herbes folles se dressaient encore, à l’abandon, entre un pavillon et l’ancien cimetière d’Aulnay. Depuis, l’usine d’amiante du Comptoir des minéraux et matières premières (CMMP), surnommée l’« usine poison », a disparu, au terme de longs travaux de dépollution-démolition.

Parce qu’écologiste et aulnaysien, j’ai fortement soutenu cette démarche. C’est en 2008 que j’ai commencé à initier ce projet de dépollution en tant qu’adjoint à l’environnement de la ville d’Aulnay-sous-Bois. Puis, dans le cadre de ma délégation à l’Aménagement du territoire à la Région Ile-de-France, j’ai obtenu du Conseil Régional, une subvention de 2 millions d’euros. Cette somme a servi a une dépollution plus sécurisée de l’usine d’amiante, notamment par le biais de sa mise sous bulle, mais aussi à une dépollution plus exigeante des sols. Aujourd’hui et comme le relate Le Parisien ci-après, une étude préconise de retrouver les 40 000 personnes qui ont vécu, depuis 1938, à proximité de l’usine d’amiante d’Aulnay. J’encourage également cette opération. Enfin, vous trouverez  ci-dessous, le communiqué de presse du collectif des riverains et victimes du CMMP et d’autres associations : « Un dispositif de santé publique peut et doit être mis en place autour de l’ancienne usine d’amiante d’Aulnay-sous-Bois (CMMP) ».

<br />Aulnay-sous-Bois, juin 2008. Voici l’usine d’amiante du Comptoir des minéraux et matières premières (CMMP), située à côté de l’ancien cimetière, avant sa démolition. Salariés et leurs familles, habitants du quartier, écoliers… Ils sont des dizaines de milliers susceptibles d’avoir respiré des fibres d’amiante entre 1938 et 1975. </p><p>

Le chantier se termine à peine qu’un autre pourrait commencer sous la forme d’une gigantesque enquête. L’objectif : retrouver les dizaines de milliers de personnes ayant vécu, travaillé, étudié à proximité de cette usine implantée en pleine ville. Une étude inédite, commandée par l’agence régionale de santé et tout juste publiée, propose des pistes pour retrouver la population exposée aux poussières émanant de ce site qui broya de l’amiante de 1938 à 1975 et continua à en stocker jusqu’à sa fermeture en 1991. Lire la suite

Une erreur manifeste d’appréciation…

Présent ce matin au procès de ma filleule RESF (réseau éducation sans frontières), j’ai eu le plaisir d’écouter les propos du rapporteur public énonçant « une erreur manifeste d’appréciation ». Vous retrouverez ci-dessous le communiqué de presse de RESF.

Deux bonne nouvelles de plus !

Marthe et Christelle bientôt régularisées ?

Ce matin s’est déroulée l’audience du Tribunal administratif de Montreuil concernant les recours formés par deux jeunes majeures parrainées par RESF : Marthe et Christelle. Lire la suite

Ouverture du Tramway I Saint-Denis-Gennevilliers

Les voyageurs vont pouvoir emprunter dès ce matin le tramway entre la gare de Saint-Denis et Asnières-Gennevilliers. L’article du Parisien, ci-dessous décrit ce que figure ces cinq kilomètres qui forment un trait d’union entre le 93 et le 92 et qui prolongent le réseau de 10 stations pour 5 km. En tant que Président de la Commission des investissements et du suivi du contrat de plan État-Région du Stif et Vice-président du Stif de 2004 à 2010, j’ai suivi  ce projet de longues dates. Reliant la Seine-Saint-Denis aux Hauts-de-Seine ce tramway fait passer le développement des transports franciliens à une autre étape. Il dessert des quartiers qui n’avaient jamais connu d’importants moyens de transports en commun et opère ainsi une requalification urbaine de chacune des villes traversées. Je me réjouie qu’il voit enfin le jour !

L’ÎLE-SAINT-DENIS, HIER. Le pont, dont la restauration a duré près de quatre ans, permet le passage du tramway T1. Avec ses arches en fonte et son parapet Belle Epoque dessiné par Formigé, c’est le seul monument historique de la ville. | (LP.)

Après quarante-cinq mois de travaux, l’heure de l’inauguration a sonné pour le T1 prolongé à l’ouest. Ce matin à 10h15, le tramway s’ébranlera au départ de Saint-Denis pour son nouveau terminus à Gennevilliers, où une cérémonie est prévue à 11 heures. Cinq kilomètres et dix stations (une seule dans le 93, à L’Ile-Saint-Denis) pour un trait d’union entre la Seine-Saint-Denis et les Hauts-de-Seine. Lire la suite

La région renforce la protection du poumon vert du Montguichet

Un article du Parisien de ce week-end sort de la définition généraliste du Sdrif et nous montre une de ses applications concrètes; ici sur la zone dite de Monguichet (93 et 77).

Le Montguichet. Le classement en zone non urbanisable de cette colline boisée de 160 ha a été conforté par le conseil régional la semaine dernière.

C’est l’un des hauts lieux de la biodiversité francilienne. Une colline de bois et de terres agricoles qui s’étend à la fois sur la Seine-et-Marne et la Seine-Saint-Denis. Le combat se poursuit pour la préservation du Montguichet, ce croissant de verdure de 160 ha, à cheval sur les communes de Chelles, Montfermeil et Gagny. Mais la région vient de faire un pas certain vers sa sanctuarisation.

Depuis plusieurs années, les associations environnementales bataillent pour que le site naturel situé aux portes de Paris soit préservé de l’urbanisation. Une volonté partagée par la région, qui par l’intermédiaire de l’Agence des espaces verts ne cache pas son ambition d’acquérir l’intégralité du site pour en faire un sanctuaire naturel de la biodiversité, tout en prévoyant de l’ouvrir au public. Lire la suite