L’île-de-France se transforme pour de bon

sdrif 2030

Le journal gratuit Métro parle aussi du Sdrif.

Après deux jours de débats, l’Assemblée régionale a adopté hier le Schéma d’aménagement de la région (Sdrif). Un plan qui dessine les contours de la région pour 2030.

Le Schéma directeur pour l’Ile-de-France, Sdrif pour les intimes, a été adopté à une large majorité hier. « J’aimerais bâtir une région que les gens n’auraient pas envie de quitter au moment de la retraite », a expliqué avec emphase Jean-Paul Huchon, président PS de la région. Présenté la semaine dernière à la presse, le Sdrif définit les orientations de la région en matière de logements, d’emploi, d’environnement et d’aménagement du territoire, à l’horizon 2030.

Effort de concertation

Les débats auront duré deux jours, pendant lesquels l’assemblé régionale – composée de 208 élus – a dû étudié plus de 200 amendements déposés. Ce sont les voix de la majorité qui ont pesé dans cette issue favorable (PS, EELV, Front de Gauche, PRG-MUP) tandis que les centristes de l’UDI se sont abstenus et que les groupes UMP, Front de gauche et Alternatifs ont voté contre.

La plupart des groupes politiques se sont félicités de l’effort de concertation sur ce schéma qui est « prescriptif ». Ainsi, après sa validation par le Conseil d’Etat prévue fin 2013, il aura force de loi. Une exception puisque l’Ile-de-France est la seule à pouvoir s’enorgueillir d’un schéma directeur qui s’impose aux communes.

70 000 logements par an

Elles devront donc se conformer au schéma dans leurs plans d’urbanisme. Le Sdrif prévoit en effet la construction de 70.000 logements par an, dont 30% de sociaux, la création de 28.000 emplois et mettre l’accent sur les transports en commun. »On n’est pas dans la caricature +région contre collectivités+, on est en interaction, ils font du logement, on fait de l’équipement », a souligné Alain Amédro, vice-président (EELV) du conseil régional en charge de l’aménagement.

Jean-Paul Huchon s’est réjoui d’une séance qui s’est finie « sans entendre de critique caricaturale ». « Seule la Région est capable de faire travailler ensemble des gens de Paris, de la petite couronne et de la grande couronne en n’étant pas juste l’agglomération des intérêts particuliers », a-t-il estimé.

Financement du Grand Paris Express

Si l’UMP a soutenu plus d’une centaine d’amendements, les élus de tous bords se retrouvent sur un même objectif : l’inscription dans un prochain texte budgétaire du gouvernement d’un milliard d’euros en dotation pour le financement du Grand Paris Express.

Ce métro en rocade sur 200km de voies, avec 72 nouvelles gares et que le gouvernement n’a pas inscrit au budget 2013. « Si le Sdrif devait être appliqué sans la réalisation du Grand Paris Express, il deviendrait toxique, asphyxiant l’Ile-de-France », a jugé Valérie Pécresse, chef de file de l’opposition UMP.

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