Le document d’aménagement de l’Ile-de- France, « élément de stabilité » pour l’ensemble des acteurs de l’Ile-de-France

Le document de référence pour l’aménagement de la région Ile-de-France d’ici 2030 (le Sdrif), en passe d’être définitivement adopté, est « un élément de stabilité » pour les acteurs économiques, a affirmé à mes côtés vendredi 6 septembre, Jean-Paul Huchon, président de la région. Retour par l’AFP et via la Gazette des Communes sur cette nouvelle étape acquise pour le Sdrif.

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Aux côté du Président de la Région Jean-Paul Huchon, du Préfet de Région Jean Daubigny et du Présient du CESER Jean-claude Boucherat

 

Le projet de Schéma directeur de la région Ile-de-France (Sdrif) a reçu l’avis favorable, à l’unanimité, de la commission d’enquête publique et a été remis au conseil régional. Ce dernier doit encore le voter en séance plénière le 18 octobre, avant d’être validé par le Conseil d’Etat à la fin de l’année 2013 ou au début de l’année 2014.

Elément de stabilité – « Le Sdrif n’est pas seulement un document d’urbanisme prescriptif, c’est aussi une tranquillité pour les acteurs industriels, les entrepreneurs, promoteurs qui ont besoin de certitudes », a déclaré le président de la région.

« A l’heure où existe une incertitude sur la mise en oeuvre de la métropole francilienne (dont le texte doit revenir au Sénat à l’automne) et sur la réforme de l’intercommunalité, à l’approche d’échéances électorales (municipales de 2014) qui vont exacerber les positions, le Sdrif est un élément de stabilité », s’est-il réjoui.

Pour lui, « l’enjeu est bien de mettre en oeuvre ce texte prescriptif ». « Car, a renchéri le vice-président en charge de l’aménagement, Alain Amedro, il s’agit bien d’un document à 20 ans qui doit permettre de faire face aux défis » d’accompagner et d’orienter « comment vont vivre les Franciliens » dans les prochaines décennies.

« Le Sdrif est unique, aucune autre région n’a cette latitude d’organiser son aménagement et les autres régions aimeraient pouvoir en avoir, dans le cadre des futures lois de décentralisation », a souligné Jean-Paul Huchon, fervent défenseur du « fait régional », un courant minoritaire dans « un parti socialiste très jacobin ».

Le Grand Paris en perturbateur – Cette nouvelle version du Sdrif, qui devait initialement être adopté en 2008, avait été repoussée pour y intégrer le Grand Paris, son futur métro automatique en rocade et les aménagements afférents.

Lors de l’enquête publique, « plus de 2.600 lettres ou observations du public » ont été recueillies, s’est félicité François Nau, président de la commission ad hoc, pour qui « la démocratie s’est exprimée ».

Les thèmes les plus évoqués sont les transports et déplacements, le développement économique et social, l’environnement, le cadre de vie et la densification urbaine.

Rééquilibrage territorial – Une grande partie du public a fait part de sa « perplexité » sur le réalisme de certains objectifs pourtant majeurs du Sdrif : la construction de 70.000 logements par an, alors qu’environ 35.000 le sont actuellement, le financement des transports jusqu’en 2030, qui sont un élément essentiel du rééquilibrage territorial, ou encore la limitation à 29.000 hectares la « consommation » de terres agricoles et naturelles due à l’urbanisation.

Photo avis commission enquête sdrif 009La commission, dans son rapport, s’est fait l’écho de toutes ces inquiétudes et attentes, et a aussi recommandé que l’ile-de-France « veille à l’incidence de son développement sur les autres régions et singulièrement celles du Bassin parisien, « compte tenu de l’inquiétude générale sur les effets de l’urbanisation et de la densification ».

Le développement du trafic aérien a aussi été évoqué, avec l’idée de réduire les nuisances dont le trafic de nuit, suggérant de reporter une partie du fret aérien sur l’aéroport de Vatry (Marne).

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