Comment j’ai rencontré…Michel Platini?

Oui, je sais… parler de Platini aujourd’hui, c’est plus vraiment à la mode tant il semble tombé dans le foot bizness…oui mais mon platini à moi, c’est celui de ses jeunes années, du coté de champs-le-boeuf, du stade Marcel Picot, et pour moi de mon école sur dalle de Nancy, de la télé en noir et blanc…Je revendique le droit à la nostalgie…

C’est parti!

Cette rencontre fût scellé alors que j’étais au CE2 ou CE1 de l’école Didion au centre de Nancy. Il est venu entrainer à quelques reprises des athlètes, moi, mes copains et copines de cette école. Il n’était pas venu seul. Oui, ce il, c’est Michel Platini, le descendant d’immigré italien, comme mon pote Bruno et sa fiat ritmo…
Michel PLATINI - Panini AS Nancy-Lorraine 1978Platoch est venu avec son pote Jeannol pour une séance dont j’avais longtemps gardé un autographe, que les multiples déménagements ont fini par faire disparaître en même temps que mes rares images Panini.
J’ai quelques images de cette rencontre au dernier étage de l’école dans le gymnase sous les toits. J’étais impressionné, ému et très fier de rencontrer ces deux joueurs de la modeste mais méritante équipe de l’AS Nancy-Lorraine. J’en ai gardé cet amour pour le foot, un amour éloignée des stades, aimant le beau jeu à l’image de celui de platoch, de ses coups-francs dans la lucarne, qu’il avait appris à force de s’entrainer avec des mannequins…Je pensais même que c’était grâce à ce coup de pied arrêté que Nancy gagnait la coupe de France de 1978 mais les images de l’INA viennent de me révéler que ma mémoire n’était pas infaillible…C’est sur une action dans la surface que le capitaine nancéen marquait l’unique mais décisif but de la rencontre. Nancy l’emportait ainsi contre l’OGC Nice de Baratteli. Vous pouvez découvrir les image de l’INA. le but de Platini en finale de la coupe de France 1978…
J’ai conservé ce regard et sourire de Michel Platini mélange de joie, de retenu et de timidité…Et la joie des Nancéiens de remporter La coupe de France, l’unique et prestigieuse coupe…
Alors à quelques jours de l’Euro, je me souviens de mes premiers émois footballistiques, d’un temps où les footballeurs étaient moins payés et où l’aventure se conjugait avec amitié : Rouyer, Rubio, Moutier, Jeannol et Platini. Je suis resté Nancéien pour le football, petite équipe faisant des aller-retour entre la seconde et la première division. Du foot artisanal.
En 1978, on commençait doucement à rentrer dans le foot bizness. Les maillots de l’équipe nancéienne avait pour sponsor Perrier, la mondialisation était encore faible et peu lié au pétrole.
Je nous souhaite du beau jeu à partir du 10 juin et avant…un retour à la hiérarchie des normes…
C’est bon la nostalgie!

Vous pouvez retrouver des archives très riches sur ce site : http://www.oldschoolpanini.com/search?q=platini+nancy

Comment j’ai rencontré…Elenà Ferrante !

Elena FerranteOui, je sais j’ai eu beaucoup de chances…tout particulièrement parce que ce rendez-vous avec Elenà Ferrante ne m’était pas initialement destiné. A la bonne place, au bon moment !

Je vous raconte cette rencontre exceptionnelle.

Tout a commencé, en cette fin d’automne grisâtre, dans les premiers frimas de l’hiver, quand j’ai poussé la porte de la librairie, place Clichy.

J’aime l’odeur des librairies, l’ambiance feutrée, comme si le livre inspirait discrétion, politesse et mots rares et essentiels. En ce lieu, le livre est mis en valeur, en vedette. Ce n’est pas un simple produit de tête de gondole.

Dans cette atmosphère un monsieur expliquait à une dame tout l’intérêt de lire un livre dont je n’avais retenu que « prodigieuse » ; Lecture prodigieuse…sûrement…

Je me m’y à l’affût, me dissimulant derrière une colonne, avec un air absorbé, des plus indifférents à cet échange mais n’en perdant pas une miette.

Cette dame, que le libraire semblait connaître fût désigné par les termes de bonne lectrice :  » Vous qui aimez lire, je vous conseille de lire ce livre…Naples…deux jeunes filles, amitié, deux destins…années 50… »

Je poursuivais ma recherche du livre qui allait bouleverser, transformer, éclairer même ma vie. J’ai toujours eu ce sentiment en entrant dans une librairie ou dans la bibliothèque éclectique de mes parents qu’un livre m’attendait…ce fût d’ailleurs souvent vrai lorsque je préparais mes devoirs de français puis de philosophie…

C’est ainsi que je quittais cette librairie ce jour-là avec Le livre d’Elenà Ferrante : L’amie prodigieuse. Il me plongea plusieurs jours dans la vie de Léna et de Lila. Rencontres de l’Italie, de Naples, de deux jeunes filles, de leurs envies de vivre, de sortir de leur quartier, de la misère…deux chemins qui se croisent et se décroisent. Rêves, échecs, réussites, révoltes, envie de liberté, de sortir des carcans…Le lecteur a l’impression d’être avec ses deux jeunes filles au plus près de leurs sentiments, doutes, peines et de leur volonté de s’en sortir…par les études mais cela sera t-il possible pour les deux filles ? Par le mariage mais sera t-il synonyme d’amour et de passion ou d’enfer ?

De cette rencontre pleine d’émotion, j’en suis sorti, en suis-je vraiment sorti tellement ce récit nous accapare, plus conscient encore des violences faîtes aux femmes, l’enfermement de la tradition, l’emprisonnement du patriarcat, l’arrogance du pouvoir de l’argent…cette arrogance masculine portée trop souvent au feu de la violence physique…

Cette rencontre avec les mots bouleversants, vivants, magnifiques d’Elenà Ferrante, je les dois à quelques mots échangés, à quelques conseils bienveillants que je reçus avec gourmandise dans ce lieu, si merveilleusement nécessaire, passeur d’émotions qu’est la librairie…Catalyseurs de rencontres pour peu que l’on prenne le risque de cette rencontre. Prenez des risques ! J’ai rencontré Elena Ferrante…

Tome 1 : L’amie prodigieuse Folio

Tome 2 : Le Nouveau nom, par Elena Ferrante,
traduction Elsa Damien, Gallimard,

Comment j’ai rencontré… les Orchidées ?

Terre sauvage orchidéesCe furent entre elles et moi de multiples rencontres au rythme notamment des premiers pas de ma fille, des courses effrénées de mon fils, dans le cadre d’une ancienne ferme, témoin d’un temps où les animaux paissaient dans les champs, en lieu et place des pavillons et immeubles.
C’est là qu’à travers un parcours initiatique, j’ai aperçu mes premières orchidées, de formes et de couleurs très différentes.
C’est aussi dans cette ferme que j’ai rencontré toute une équipe de passionné-e-s, des femmes et des hommes prêts à passer des heures pour mettre en lumière cette fleur, en expliquer les nuances, les caractéristiques, les qualités aux visiteurs qui s’y pressaient.
Imaginez un hangar vide, transformé en jardin féerique, par le recyclage d’objets détournés, par l’assemblage de fleurs, par les jeux de lumières, de miroirs, par le franchissement de passerelles, la création de rivières…un paysage né de l’imagination et des mains des jardinier-e-s…
Les orchidées étaient offertes dans leur grandes diversités aux regards des petites et des grands, des spécialistes comme des amateurs…Le beau à quelques pas de son habitat le temps d’un grand WE. Elles m’ont donné l’occasion de rencontrer des femmes et hommes passionnés, des professionnels du végétal, ouverts aux autres, accueillant à leur curiosité, liens entre la fleur et des chercheurs du beau, de l’admirable, de la poésie…
J’ai aimé ces rencontres entre le végétal et l’humain, entre l’infiniment beau et le regard en phase d’émerveillement, entre le fragile, l’éphémère et la force de l’émotion…

On ne remercie jamais assez les artisans du beau, de l’éphémère, celles et ceux qui nous apportent ces moments suspendues, apaisants, bons pour notre moral, pour l’estime que nous avons de nous-même…
Aulnay capable de qualité et de beauté, c’était Aulnay Passion à la ferme du Vieux-Pays, mise en scène par le service des espaces verts en lien avec l’ensemble des services de la ville…Merci à eux !

Vous pouvez retrouver une partie de cette magie dans le numéro de :
Terre sauvage du mois d’Avril 2016, où dans le livre de Thomas Balay et Frédéric Pantz. ORCHIDÉES, ed. Uhmer. 128 pages dont 70 photos.

EXPOSITION PONTPOINT Vous pouvez aussi vous rendre à une exposition qui se déroule à PONTPOINT du 3 au 5 juin , à 50 km d’Aulnay-sous-Bois.

De l’obésité du code du travail…

monde diplomatique

David Pujadas tient son entrée en matière : les kilogrammes en trop du code du travail. Il va exhiber l’obésité du code du travail au téléspectateur ce soir dans son journal télévisé du 8 septembre 2015. Il tient l’image choc, la démonstration qu’il faut alléger ce « trop lourd » droit du travail. Il va lui en montrer la graisse, le trop lourd fardeau d’un corps repu…Imaginez plus d’un kilo et demi.
Nous pourrions nous contenter de cette lecture rapide, télégénique d’un droit à mincir ou plutôt d’un devoir de perdre du poids.
Passons sur son histoire qui aurait pu expliquer sa prise de poids, gardons que les chiffres…
Oublions que ce code est issu de luttes ouvrières et de grosses catastrophes industrielle, qu’il a été élaboré dans le temps pour répondre à des urgences, à un besoin de protection de celui ou celle qui n’a que sa force de travail,
Oublions que celui-ci rime avec progrès social, avec protection de l’enfance, oublions l’interdiction de travailler plus de 8 heures par jour avant l’âge de 12 ans imposé en 1841 avec l’interdiction du travail des enfants de moins de 8 ans, puis interdiction pure et simple du travail des enfants de moins de 12 ans en 1874.
Oublions aussi que si « le code comporte de nombreuses parties, c’est précisément pour que tous puissent s’y retrouver, qu’ils soient salariés, dirigeants d’une très petite entreprise ou d’un grand groupe. Les TPE n’ont ainsi pas à connaître le chapitre des relations collectives, avec ses 105 articles… »
Le code du travail résulte donc d’une longue histoire qui ne peut se résumé à une obésité supposée. Je vous invite ainsi à lire l’article qui à inspiré cette note : « le code du travail, garant de l’emploi » sous la plume de Rachel SAADA, avocate au barreau de Paris, publié dans le Monde Diplomatique du mois de janvier. Un article salutaire, clair, documenté et éclairant bien le débat sur « deux siècles de luttes ».

*Vous pouvez retrouver la vidéo de ce journal TV et une analyse des journaliste de Télérama à cette adresse :
http://television.telerama.fr/television/france-2-en-campagne-contre-le-code-du-travail-et-l-impot-progressif,131227.php

Je suis candidat…(moi aussi)

Il y a quelques jours, j’ai écrit à mes ami-e-s aulnaysien-ne-s, aux adhérents écologistes et à mes collègues conseiller-e-s régionaux-les pour les informer de mes intentions pour 2015 et les élections régionales. Je vous en fais part sur ce blog, vous qui me lisez depuis quelques années et avez accompagné, soutenu, suivi mes engagements.
C’est un de ces textes qu’il faut mieux lire jusqu’au bout.Bonne lecture et à bientôt, Alain

ACUAlain AMEDRO Aulnay-sous-Bois, le 14 février 2015

Chers toutes et tous,

Nous sommes dans une année d’élections, de bilans bien sûr, de candidatures…et cette question récurrente et naturelle, que vous avez été nombreux à me poser ces derniers temps : « Es-tu à nouveau candidat ? »

Je suis élu depuis onze ans au conseil régional, dont cinq dans l’exécutif régional, (21 ans que je suis à EELV)…J’ai fait part à mes proches de ma décision dès 2012.

Dans le premier mandat, je me suis beaucoup mobilisé sur les questions de transport : qualité des RER notamment du B et lutte contre la ligne pour businessman CDGExpress, offre de bus…

La solidarité internationale m’a beaucoup mobilisé notamment avec la Mauritanie et l’Afrique du sud avec une attention particulièrement sur la lutte contre le SIDA et l’accompagnement des malades notamment à Nouakchott.

J’ai eu un second mandat particulièrement riche en responsabilité : vice-président de la Région Île-de-France en charge de l’aménagement, de la révision et de la mise en œuvre du schéma directeur de la région: urbanisme, transport, protection et utilisation des sols…Le travail avait été engagé par Mireille Ferri mais refusé par le conseil d’État pour apparition de la loi sur le Grand Paris et son réseau de Transport en commun. C’est bien à la refonte de ce schéma que j’ai dû m’atteler en moins de deux ans, repenser les TC, la ville, les zones à protéger, penser autrement le développement rural…

J’ai obtenu, avec l’aide des groupes et en particulier écologistes, des victoires grandes ou petites : la réduction des terres ouvertes à l’extension urbaine, la notion de ville intense qui fait de la qualité de vie un objectif central : services publics, transports, espaces verts de proximité, logements, rééquilibrage, transition énergétique…La mise en œuvre est maintenant engagée et mérite toute notre attention…

J’ai vécu des rencontres variées : avec de nombreux francilien-ne-s, ministres, préfets, présidents de Conseils généraux, d’interco, maires, associations et notamment environnementales, architectes, paysagistes…J’ai acquis une riche expérience de la négociation avec des personnes très diverses, au service de l’intérêt général et notamment celui des générations futures mais aussi résistances face au lobbying, aux réflexes du «on a toujours fait comme cela…»

J’ai mené des dialogues passionnants avec des gens très différents, souvent profondément attachés à bien servir les francilien-ne-s. J’ai pris un grand plaisir à construire des compromis avec la diversité des élu-e-s, à mettre en place des projets issus de nos discussions, à travailler en équipe. J’ai été heureux de permettre et d’intensifier les ateliers créatifs de l’utopie urbaines (ACU), à les rapprocher de l’Atelier international du Grand Paris et de ses équipes confirmées et inventives. Heureux encore de permettre de redonner des couleurs à cet atelier, fier d’avoir inscrit l’ensemble de ma délégation sous l’égide du climat.

J’ai aussi découvert des territoires attachants par l’énergie de leurs habitants, par le charme fragile de leur paysage, de leur patrimoine, avec cette conviction qu’il faut agir maintenant pour les préserver, les valoriser…

Alors et maintenant…

Alors aujourd’hui, je suis candidat pour :

être un passeur auprès de toutes celles et tous ceux qui désirent sincèrement faire avancer l’écologie, l’humanisme et le vivre ensemble sous toutes ses formes…comprendre l’échelon régional, mener campagne, enrichir notre programme,

faire toujours plus d’écologie, sensibiliser, dialoguer, ici, ailleurs, dans des possibles sur lesquels, je travaille avec passion et sens.

Continuer à participer à l’élaboration de politique publique, d’actions d’écologie concrète, de mieux vivre,

Intensifier mes engagements dans des lieux d’innovations sociales et environnementales, coopératifs, attentifs aux solutions locales, aux solidarités…

J’ai vécu intensément ces périodes d’élu, d’adjoint au maire, de vice-président de la Région Île-de-France, grâce à la confiance, le soutien, l’amitié de nombre d’entre vous : citoyen-ne-s, militant-e-s, agents de la ville d’Aulnay-sous-Bois, de la Région, élu-e-s de toutes couleurs.

Cela a représenté beaucoup de travail, d’énergie, de belles rencontres…mais aussi de choses à changer : dialogues inabouties, tensions, cynismes, ego…Je retiens les belles rencontres !

Il me paraît ainsi important d’être en accord avec mes principes, avec les textes que j’ai signés comme la charte anticor: non cumul de mandat et notamment dans le temps, renouvellement avec échanges d’expérience.

La vie politique doit se revivifier, se transformer, s’ouvrir…Les écologistes doivent être pleinement conscient de leur responsabilité particulière face aux urgences du climat, de la biodiversité et du « bien vivre ensemble ». Nous devons être à la hauteur des aspirations profondes et d’un mouvement de fond de la société qui transforme, invente et crée une société plus humaine, plus respectueuse de notre planète. L’espoir en action existe déjà.

C’est donc une nouvelle étape de ma vie qui s’ouvre en décembre 2015, avant cela, un certain nombre de dossiers mérite d’être sur de bons rails et notamment les deux nouveaux Parcs Naturels Régionaux, la refonte des aides aux maires bâtisseurs…L’année 2015 doit être utile pour les franciliens, leurs projets et leurs capacités à reprendre l’initiative, à agir.

J’y serai encore très actif, l’esprit libre !

Bien à vous,

Alain AMEDRO
biodiversité

PS : Merci à toutes et à tous pour vos actions et engagements (au détriment du temps familial souvent) pour le collectif écologiste dans le 93… Certains ont pris d’autres routes, avec d’autres nos relations se sont refroidies mais je n’oublie pas nos engagements communs et nos efforts par tous les temps pour que l’écologie trouve sa déclinaison dans les politiques publiques… Continuons à croire à notre collectif, aux dialogues qui apaisent et rassemblent…

Le vice président de la région Alain Amédro sur le terrain avec Cécile Duflot

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Alain Amédro, vice président du Conseil Régional en charge de l’aménagement et notamment des Contrats de Développement Territoriaux (CDT), accompagnera Cécile Duflot pour la signature du contrat d’Est Ensemble vendredi 21 février 2014.
Le Conseil Régional a particulièrement accompagné ce territoire qui a su comprendre les bénéfices d’une intercommunalité de projet, et attribué 10 millions d’€ pour des projets structurants comme la piscine écologique de Montreuil dans le cadre du dispositif Grand Projet 3 du contrat de plan État-Région. Le Conseil Régional a aussi participé à la mise en place d’une charte aménagement-transport autour de la ligne de métro 11, liant les questions de transport, d’urbanisme, d’emploi et d’équipement.

Lors de cette visite de la ministre en Seine-Saint-Denis, Alain Amédro a tenu à faire un arrêt à Aulnay-sous-Bois pour visiter une copropriété dégradée. Il fera rencontrer à Cécile Duflot des propriétaires qui ont des choses à exprimer sur leur conditions de vie et les déséquilibres introduits par certains aspects contestables de la politique de rachat.

La région veut favoriser la mise en place d’une ville complète qui se fait avec les habitants et non contre eux. Cette ville doit allier logements, services et équipements. Ce modèle de ville est contenu dans le schéma directeur IDF 2030 conçu sous la responsabilité d’Alain Amédro.

Le Conseil d’Etat valide le schéma d’aménagement pour l’Ile-de-France: une très bonne nouvelle!

Photo avis commission enquête sdrif 012Le Conseil d’État a validé mardi soir le schéma directeur d’aménagement de l’Ile-de-France (Sdrif) qui dessine le visage de la région d’ici 2030, a annoncé mercredi Jean-Paul Huchon, président PS de la collectivité.

Le Conseil réuni en section des travaux publics a donné mardi soir un avis favorable au projet de décret validant le Sdrif. Ce décret doit encore être signé par le Premier ministre et publié au Journal officiel avant le 31 décembre.

« Désormais, nous pouvons dire: nous avons un Sdrif, un plan partagé, co-construit, reconnu pour transformer l’Ile-de-France et changer la vie des Franciliens dans les quinze prochaines années », s’est réjoui M. Huchon, à l’ouverture de la séance de l’Assemblée régionale dédiée au budget 2014.

« Notre travail et notre légitimité à décider de l’avenir de l’Ile-de-France sont pleinement reconnus », a déclaré M. Huchon, alors que vient d’être votée au Parlement la naissance de la Métropole du Grand Paris pour le 1er janvier 2016, dont certains élus craignent qu’elle dépossède la région de certains secteurs d’intervention comme le logement.

Le Sdrif, document prescriptif, organise une région à l’habitat plus dense, mieux irriguée par les transports en commun, garants d’un essor économique, tout en préservant les terres agricoles.

« C’est une sacrée étape qui nous permet maintenant de passer à la mise en oeuvre. Très concrètement, les communes et les intercommunalités vont avoir trois ans pour adapter les plans locaux d’urbanisme pour qu’ils soient compatibles avec ce document », a expliqué à l’AFP Alain Amédro, vice-président EELV en charge de l’aménagement.

Cette révision du Sdrif avait été engagée en 2004. La nouvelle mouture était prête en 2008 mais elle avait été retoquée en 2010 par le Conseil d’Etat, le gouvernement Fillon ayant entre-temps fait voter la loi sur le Grand Paris qui rebattait les cartes notamment avec le futur métro automatique en rocade. Le texte validé cette fois-ci intègre le Grand Paris nouvelle formule, telle que finalisée par le gouvernement Ayrault.

« C’est un élément de stabilité pour l’ensemble des acteurs économiques, agricoles, les collectivités locales: tout le monde a maintenant un cadre qui n’est plus susceptible de bouger à long terme », s’est félicité M.Amédro.

ACU2Un premier bilan de son application sera fait dans 5 ans. « L’idée est d’accompagner les collectivités pour répondre aux trois grands défis sociaux, environnementaux et de développement économique », a conclu M.Amédro.

Échos de vie!

Ces derniers jours, deux femmes ont pris la parole et marqué la société française. Pas seulement le milieu politique, mais les citoyennes et les citoyens. Ces deux femmes ont témoigné dans des domaines a priori différents mais néanmoins fort liés.

L’une est ministre et a témoigné de sa maladie, l’autre est maire et a dit son opposition à un système politique qui achète parfois plus qu’il ne convainc.

 Deux démarches qui tranchent avec le quotidien de la vie politique : le politique doit être un battant, en bonne santé et surtout ne montrer aucune faille…dans une confondante naïveté de surpuissance voire d’immortalité. Il (elle!) doit être dur sous peine d’être remplacé, balayé, stigmatisé… C’est cette réalité que la ministre combat aussi, avec ses fragilités, sa maladie, et il ‘est important qu’elle puisse poursuivre sa mission. Les malades doivent pouvoir garder leur place dans notre société, s’absenter pour leur traitement, être mieux pris en charge, accompagnés tout en gardant le droit de s’arrêter complètement si nécessaire. Les malades ne réagissent pas tous de la même manière, et l’inégalité existe aussi face à la maladie.

 Le témoignage de Madame Bertinotti, ministre et malade du cancer est nécessaire dans une société qui a tendance à marginaliser les malades, ceux qui souffrent dans leur corps et leur âme. Une société qui va multiplier les obstacles à la réinsertion comme par exemple à l’obtention d’un prêt, privant ainsi des familles de leur avenir, d’une évolution de leur lieu de vie…Il faut œuvrer pour que la maladie ne devienne pas en plus synonyme de chômage, de marginalisation…il faut mieux aider les malades dans leur vie quotidienne… J’espère que ce témoignage aidera à déboucher sur un meilleur accompagnement social des familles.

 Le regard porté par Dominique Voynet, maire de Montreuil… sur les maladies de notre démocratie raisonne pour moi avec la situation aulnaysienne, qui nous avait amenés à démissionner de nos mandats d’adjoints au maire en 2010, à renoncer à nos indemnités mais pas à notre liberté. Nous dénoncions alors les mauvaises pratiques, le clientélisme, le communautarisme, la placardisation, les lettres anonymes…

 Lisons ce que dit Dominique Voynet :

 « Je refuse de partir en campagne en promettant logements et jobs « à la mairie » à tour de bras, comme le font certains de mes adversaires depuis des mois ; de garantir à toute personne rencontrée dans la rue que sa demande, même injustifiée, sera traitée « en priorité », que son dossier, même mal foutu, sera placé « sur le dessus de la pile » ; de promettre à chaque dirigeant d’association évoquant sans pudeur l’imminence des élections une augmentation de sa subvention annuelle.

 Je refuse de « rendre coup pour coup », d’user du mensonge, de la calomnie et de l’insulte, tout comme je refuse l’intimidation physique et les menaces de « placardisation » dressées aux agents municipaux constamment instrumentalisés. »

 « Je refuse d’user de la démagogie la plus abjecte et d’arguments aux relents lepénistes – sur l’insécurité, sur les Roms – pour frapper à l’estomac les électeurs les plus fragiles ; de cautionner l’entrisme associatif et l’instrumentalisation des corps intermédiaires, qui colorent d’une caution citoyenne des manœuvres bassement politiciennes. »

 Ce sont ces mêmes pratiques que nous dénonçons dans notre ville et c’est avec d’autres méthodes que nous entrons en campagne. Les citoyens doivent réagir, dire stop aux dérives, à la démagogie, au clientélisme sous toutes ses formes, tout comme aux relents racistes qui traversent toutes les couches de la société et ne permettent pas de voir les vraies causes de la crise que nous traversons. C’est à ce prix seulement que nous changerons les pratiques et que chacun sera enfin traité à égalité devant le service du logement, de l’emploi… Non, nous ne ferons pas de promesses individuelles dans cette campagne : c’est un changement collectif que nous portons !

 Ému par ces deux témoignages, ces deux actes de courage, je souhaite moi aussi le redire : nous devons redonner de la noblesse et de l’authenticité à la fonction politique. Il y a des pages à tourner, à Aulnay comme ailleurs. Il est temps qu’ensemble nous donnions à notre ville d’autres pratiques basées sur l’intérêt général, le respect, l’égalité et l’intégrité. Ensemble…